Sequenza IX

Clarinette-solo. Une Sequenza parmi les plus fameuses (probablement la plus inspirée), la IXa, pour clarinette, polyphonique et d'une grande difficulté d'exécution, qui est une longue mélodie, avec répétitions, retours, symétries et échanges ; à nouveau, le mouvement est créé par le contraste entre 2 champs de hauteur déterminée, un assez peu mobile, l'autre très inconstant ; la pièce commence mystérieusement (lentes et longues phrases), puis déroule un discours continu avec une douce poésie (un court épisode humoristique en montagnes Russes, pianissimo) jusqu'à une alternance de longs appels répétés et de motifs ralentis presque blues ; son adaptation, numérotée IXb, pour saxophone (1981, 14 mn) est également très réussie (étendue à un ensemble dans "Récit", en 1996, le dernier des "Chemins"), comme la IXc pour clarinette basse ; en prolongement, "Chemins IIc" (1970) pour clarinette basse concertante et petit orchestre (ou bien, avec en plus une guitare électrique, 1997, finalisée par un élève), une pièce d'une grande douceur expressive tout en étant chargée d'énergie... à noter que, pour compliquer, la première version avec clarinette (IIb) de ces "Chemins II" concertants (1970), issus de la version pour alto, date aussi de 1970, soit avant la Sequenza IX, et donc la Sequenza pour clarinette est un processus de réduction, inverse des autres "Chemins" qui sont des extensions).